De retour aux États-Unis en 1929, Ron Hubbard reprit sa scolarité. Après avoir suivi les cours du lycée privé Swavely à Manassas en Virginie, il obtint son diplôme au lycée de garçons Woodward, à Washington.
Tout en étudiant l’un des premiers programmes de physique nucléaire américains à l’Université George Washington, Ron Hubbard écrivit pour le magazine The University Hatchet, créa des pièces radiophoniques, joua des ballades et fut reporter pour le journal Washington Herald.
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Il s’inscrivit à l’Université George Washington. Il aurait probablement dû s’inscrire en ethnologie, car il était déjà expert dans de nombreuses cultures différentes, des Pygmées des Philippines aux chamans kayans de Bornéo et aux Chamorros de Guam. Mais heureusement, son père et le destin le dirigèrent vers les mathématiques et des études d’ingénieur. Ajoutées à son expérience culturelle et à sa sensibilisation croissante à la condition humaine, ses connaissances en ingénierie et en mathématiques devaient lui être des plus utiles. Elles allaient lui permettre de mener ses recherches sur les mystères de l’existence et le potentiel spirituel de l’homme selon des méthodes scientifiques.
Il émit l’hypothèse que le domaine des particules subatomiques pourrait fournir des indices sur le processus de la pensée humaine et s’inscrivit donc à l’un des premiers cours de physique nucléaire enseignés aux États-Unis. De plus, il éprouvait une certaine inquiétude pour la sécurité de ce monde : si l’homme devait apprendre à être raisonnable et à manier l’atome pour le plus grand bien de tous, il lui faudrait d’abord apprendre à se maîtriser lui-même. Son objectif fut donc de synthétiser et de tester toutes les connaissances observables, applicables et pouvant réellement faciliter la résolution des problèmes de l’homme. C’est dans ce but qu’il décida de déterminer quel était exactement le processus de fonctionnement du mental.
Pour l’une de ses premières expériences sur le sujet, il se servit d’un appareil mesurant les ondes sonores, le photomètre de Koenig. Deux étudiants lurent des poèmes écrits dans deux langues complètement différentes, le japonais et l’anglais. Il découvrit que l’appareil identifiait ces paroles comme étant de la poésie, quelle que soit la langue. Quand on lisait un haïku1 en japonais, le photomètre de Koenig présentait les mêmes longueurs d’ondes que lorsqu’on lisait un poème en anglais.
Il avait là, conclut-il, une preuve scientifique que les gens n’étaient pas aussi différents qu’on le lui avait laissé entendre. Il existait réellement des points communs entre eux et en fait, le mental répondait chez tous de façon identique aux mêmes stimuli.
Présumant logiquement que les personnes les mieux placées pour répondre aux questions soulevées par ses expériences seraient celles qui sont payées pour connaître le mental, Ron Hubbard apporta ses découvertes au département de psychologie. Cependant, au lieu de trouver des réponses, il s’aperçut que les psychologues de l’Université George Washington ne comprenaient rien à ses résultats, et que, pire encore, ce genre de choses ne les intéressait absolument pas.
Consterné, il dut bientôt se rendre à l’évidence : personne ne savait comment fonctionnait le mental. De surcroît, il se rendit vite compte que ce n’était pas dans le domaine de la psychologie ni de la psychiatrie qu’on avait une chance de le découvrir.
Il n’existait pas de réponse en Orient, et il n’en existait pas non plus en Occident.
« Pour être tout à fait franc, commenta-t-il à l’époque, il était parfaitement évident que cette civilisation dans laquelle je vivais en savait moins sur le mental que la plus primitive des tribus qu’il m’ait été donné de rencontrer. Sachant aussi que, contrairement à ce que j’espérais, les peuples de l’Orient n’étaient pas capables de sonder les mystères de l’esprit assez profondément et de façon assez méthodique, je savais que j’allais devoir faire pas mal de recherches. »
1. Haïku : court poème japonais de trois vers.