Ron Hubbard continua de financer ses recherches grâce à ses œuvres de fiction qui devenaient de plus en plus populaires. Ses nouvelles étaient écrites dans tous les genres littéraires possibles, de l’aventure au récit de voyage, en passant par le policier, le western, le roman d’amour, la science-fiction et le fantastique. Il n’écrivait pas d’histoires de machines et de robots, mais plutôt de vraies aventures avec de vrais personnages ; il fut en cela le pionnier d’une nouvelle ère dans le domaine de la science-fiction, et l’un des créateurs de ce que l’on en vint à connaître comme « l’âge d’or de la science-fiction ».
Ses expéditions ne s’arrêtèrent pas pour autant. Devenu membre du prestigieux Club des Explorateurs de la ville de New York, il se vit confier leur drapeau, ce qui est un grand honneur dans le domaine de l’exploration, pour l’Alaska Radio Experimental Expedition (l’expédition d’expérimentations radio en Alaska), au mois de mai 1940. Cette expédition contribua dans une très large mesure au tracé des cartes marines pour les côtes de la Colombie britannique et de l’Alaska ; en outre, ce voyage fut l’occasion pour Ron Hubbard d’augmenter ses connaissances et de lui faire rencontrer de nouvelles cultures : « les Tlingits, les Haïdas et les Indiens des îles Aléoutiennes de l’Alaska. J’étais particulièrement intéressé par leurs histoires et leurs légendes au sujet du Déluge, étant donné que j’avais retrouvé cette légende chez presque toutes les races primitives que j’avais rencontrées. »

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Le Club des explorateurs (ci-dessus), dont le siège se trouvait à New York, a soutenu certaines des plus audacieuses expéditions du 20e siècle. Parmi celles-ci, on compte le voyage de 3 500 kilomètres entrepris en 1940 par Ron Hubbard en vue d’établir de nouvelles cartes de voies navigables dangereuses partant des côtes de la Colombie britannique et de l’Alaska et pénétrant à l’intérieur des terres.
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En décembre 1940, le ministère américain du Commerce lui remit son brevet de capitaine de bateaux à vapeur et à moteur. Trois mois plus tard, il reçut un second certificat attestant de son savoir-faire de marin : son permis de skipper de voilier pour tous les océans.
Pendant toute cette période, Ron Hubbard continua sa quête de réponses aux mystères de l’homme. Ses écrits et ses explorations ne constituaient qu’un moyen de financer ses recherches et d’augmenter sa connaissance du monde et de la vie.
Puis vint la guerre.
Quand les remous de la guerre qui avait éclaté en Europe atteignirent l’Amérique, Ron Hubbard fut nommé lieutenant (enseigne de vaisseau) de la marine américaine, puis il servit en tant que capitaine de corvette. Il fut en opération aussi bien dans l’Atlantique que dans le Pacifique et se distingua tout particulièrement aux yeux de ceux qui servaient sous ses ordres. Pourtant, il n’était pas homme à prendre plaisir à la guerre et, après avoir vu assez de tueries pour une vie entière et observé les effets de ces bains de sang sur la santé d’esprit des hommes, il se promit de redoubler d’efforts pour créer un monde plus sain. Avec ce sens de la compassion qui lui était propre, il fit tout ce qu’il put pour protéger son équipage, ce qui incita l’un de ses hommes à écrire :
« J’ai le sentiment d’avoir envers vous une énorme dette de gratitude. D’abord, pour vous avoir connu. Ensuite, parce que vous représentez pour moi tous les attributs de l’officier de marine “idéal”. J’ai pu voir par moi-même que vous étiez un officier et un gentleman bien avant que le Congrès ne le décrète officiellement. »